DANIELE GATTI A ÉTÉ NOMMÉ À LA TÊTE
DE L’ORCHESTRE DE L'OPÉRA DE ZURICH



OPERNHAUS ZÜRICH

Né à Milan le 6 novembre 1961, Daniele Gatti étudia le piano et le violon au Conservatoire Giuseppe Verdi, puis la composition et la direction d’orchestre. Tout petit, alors qu'il étudiait le piano, il écoutait tous les soirs une demi-heure de musique symphonique avec son père, grand discophile. Ce qui a forgé son oreille, c'est donc le son de l'orchestre de Beethoven, Brahms et Mahler. De même, élève en composition, l'étude de l'harmonie et du contrepoint l'emmena tout naturellement du côté des grands maîtres allemands. Il fut vite évident qu'il deviendrait chef d'orchestre, la vocation se confirmant à 13 ans en voyant Claudio Abbado diriger La Cenerentola de Rossini à Milan, sa ville natale.
Figure de proue de la nouvelle génération, il a enflammé le monde musical par son style théâtral et instinctif. D’un charisme certain, il est tout aussi à l’aise dans le répertoire purement orchestral qu’à l’opéra. Ses interprétations pénétrantes sont toujours imprégnées de passion et d’une sensibilité raffinée.
Après ses débuts à La Scala à l’âge de 27 ans, il dirigea diverses productions à La Fenice de Venise, au Lyric Opera de Chicago, au Staatsoper de Berlin, et au Metropolitan Opera de New York. De 1992 à 1997, il fut directeur musical de l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia de Rome et, de 1995 à 1997, principal chef invité de la Royal Opera House (Covent Garden).
Il débuta au Carnegie Hall pendant la saison 1989/1990 à la tête de l’American Symphony Orchestra. Depuis, il a dirigé la plupart des grandes formations du monde. En 1996, le New York Times salua ses débuts avec le Philharmonique de New York comme une «remarquable prestation». Il fit un premier retour triomphal dans cette ville en 1998, et fut invité à nouveau en 2000 puis en 2002.

À la tête du RPO, il effectue de fréquentes tournées en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Belgique, au Mexique et aux USA.
Après une lecture visionnaire de la Cinquième Symphonie de Tchaïkovski, Maestro Gatti et le RPO poursuivront leur collaboration avec harmonia mundi usa par l’enregistrement de la Sixième Symphonie, dite "Pathétique".
Directeur musical de l'Académie nationale de Sainte-Cécile à Rome de 1992 à 1997, principal chef invité du Royal Opera House entre 1994 et 1997, comme directeur musical du Royal Philharmonic Orchestra (depuis 1996), Daniele Gatti a su émerveiller le public et la critique. Entre 1997 et 2007 il fut directeur musical du Teatro Communale de Bologne.

En septembre 2008, il a succèdé à Kurt Masur à la tête de l’Orchestre national de France. Pour sa prise de fonctions, le successeur de Kurt Masur a choisi un programme très orchestral, propre à mettre en valeur à la fois la tradition française de l'orchestre (Debussy) et la dextérité énergique du chef (Stravinsky). À 47 ans, Gatti concède être venu très tard à la musique française, dont il tomba amoureux voilà deux ou trois ans. Un cliché veut que les chefs transalpins grandissent dans le culte de Verdi et Puccini: de fait, l'Italie a produit une lignée de chefs spécialisés dans l'opéra italien, de Serafin à Santi, en passant par Antonino Votto ou Giuseppe Patané. Mais de même que, depuis Goethe, tout artiste allemand est irrésistiblement attiré par l'Italie, la culture germanique exerce une fascination sur une autre dynastie de chefs italiens, de Toscanini à Sinopoli, en passant par De Sabata et Giulini. Gatti est de ceux-là. Gatti ressent sa nomination à l'Orchestre national comme une grande responsabilité. Il reconnaît que le travail du directeur musical peut avoir quelque chose d'ingrat. Mais fascinant. Car il s'agit d'aller en profondeur, de construire ensemble une sonorité. Gatti la veut «flexible, d'une palette de coloris qui soit au seul service de l'expression musicale. Je veux un fortissimo qui ne soit pas un cri mais une addition de couleurs. Je veux la même articulation des premiers violons aux timbales».
Il a été nommé "Accademico" de l’Académie nationale de Sainte-Cécile et, en 2005, la critique italienne lui a décerné le "Prix Abbiati".
Daniele Gatti a aujourd'hui dirigé la plupart des grands orchestres de la planète et est régulièrement invité par l'Orchestre philharmonique de Vienne, l'Orchestre Royal du Concertgebouw d'Amsterdam, l'Orchestre de la Staatskapelle de Dresde, l'Orchestre philharmonique de Munich, l'Orchestre Philharmonique de La Scala de Milan, l'Orchestre philharmonique de New York et les Orchestres symphoniques de Chicago et de Boston. Il est étroitement lié à l'Opéra de Vienne et au Théâtre de la Scala. Après avoir dirigé plusieurs nouvelles productions dans la capitale autrichienne (Simon Boccanegra en 2002, Moïse et Aron et Othello en 2006, Boris Godunov en 2007) il y dirigera Macbeth de Verdi en 2009. A la Scala de Milan, il a récemment dirigé Lohengrin (2007) et Wozzeck (2008).
Après une ouverture de saison viennoise, Daniele Gatti a dirigé cette année l’Orchestre Philharmonique de Vienne dans le Requiem de Verdi au Festival de musique sacrée du Vatican. Il a ensuite retrouvé l’Orchestre symphonique de Boston en mars, l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre de la Radio Bavaroise et l’Orchestre Philharmonique de La Scala de Milan. Il a également dirigé une nouvelle production de Parsifal pour l’ouverture du Festival de Bayreuth 2008. Parmi ses projets, figurent une production d’Aïda de Verdi au Bayerische Staatsoper de Munich et au Metropolitan Opera de New York (2009). Il a inauguré, le 7 décembre 2008, la saison 2008-2009 de la Scala de Milan, en dirigeant Don Carlo de Verdi.
Daniele Gatti a enregistré des œuvres de Rossini, Mahler, Prokofiev, Bartók et Respighi, ainsi que les quatrième, cinquième et sixième symphonies de Tchaïkovski avec Royal Philharmonic Orchestra.
Il dirige un vaste répertoire, aussi bien à l'opéra que dans le domaine symphonique. Ses enregistrements ont été salués avec enthousiasme.


BENVENUTO MAESTRO! Une rencontre avec Daniele Gatti
Par Marc Zisman | QOBUZ | RENCONTRES | 17 septembre 2008 © Jean-Baptiste Millot pour Qobuz.com


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Le Milanais Daniele Gatti a dirigé la plupart des grands orchestres de la planète. Mais sa nouvelle mission commence à Paris, à la tête de l’Orchestre National de France dont il est le nouveau directeur musical. Quels sont ses envies? A quel moment de sa carrière intervient cette nomination? Comment conçoit-il son rôle? Le temps d’une rencontre podcast réalisé durant une de ses premières répétitions avec le National, Gatti répond à ses questions… in francese!

Daniele Gatti
Nationalisé !

Par Franck Mallet | CLASSICA | RENCONTRES | 8 septembre 2008 IMPRIMER | ENVOYER À UN AMI | PUBLIER SUR FACEBOOK | S'ABONNER PAR RSS | RÉAGIR
C’est entre deux Parsifal donnés à Bayreuth, que le nouveau directeur italien de l’Orchestre National de France nous a reçus. Parmi ses goûts, Mahler bien sûr, mais pas seulement...


Vous êtes le cinquième chef d’orchestre italien à diriger à Bayreuth, après Arturo Toscanini, Victor de Sabata, Alberto Erede et Giuseppe Sinopoli : est-ce une consécration ?

Incontestablement, c’est un très grand honneur que le festival de Bayreuth m’a fait en me confiant cet été la direction d’un opéra. Avec cette particularité qu’il s’agissait d’une nouvelle production de Parsifal, et de la soirée inaugurale du festival. J’ai le souvenir, encore très proche, d’avoir énormément travaillé, sans un jour de repos, et dans des conditions exceptionnelles durant les cinq semaines de répétitions. L’atmosphère fut excellente, entre les chanteurs, le plateau, le metteur en scène... Chaque jour, je pouvais mesurer la distance par rapport à la veille et l’implication de chacun. L’orchestre est formidable, la conception du lieu extraordinaire, et, en même temps, le festival doit être considéré comme une machine de guerre : tout est organisé à la perfection, notamment les horaires pour les répétitions.


Comment le festival de Bayreuth parvient-il à rester d’actualité ?

Il s’agit d’un lieu unique: il n’a aucun rapport avec l’Opéra de Vienne ou le festival de Salzbourg. Bayreuth est comparable à une petite citadelle, avec le théâtre principal, associé à un restaurant et un jardin, l’ensemble entouré de six pavillons où se déroulent les répétitions. Il s’agit de humer le sens du sacré à Bayreuth : tout en respectant la tradition, il faut trouver quelque chose de nouveau. Notre nouvelle production, mise en scène par Stefan Herheim, s’est voulue plus intimiste que la précédente [ndlr. : Pierre Boulez et le metteur en scène Christoph Schlingensief, 2004-2005]. J’ai souhaité jouer sur la modulation vocale, la couleur des mots. Le metteur en scène connaissait bien la musique et nous avons étudié à fond la partition d’orchestre, tout en observant au plus près les choix d’instrumentation du compositeur. Ensuite, le travail sur le plateau a été pensé en fonction du timbre instrumental.


Pouvez-vous nous dire comment vous êtes venu à la direction d’orchestre ?

Oh, ça remonte à l’enfance ! À l’âge de 4 ans, je jouais déjà des instruments pour enfants, des jouets... À huit ans, j’ai commencé le piano avec un professeur particulier ; trois ans, plus tard, j’ai continué au conservatoire, mais, à vrai dire, je détestais cet instrument ! Je préférais le foot... En revanche, j’aimais beaucoup la musique. Je passais des heures à écouter des disques de musique symphonique, exclusivement avec mon père, chaque soir, après dîner. Je pense que mon oreille s’est alors formée à la sonorité de l’orchestre. Du coup, au conservatoire de Milan, vers l’âge de 13 ou 14 ans, avec mes camarades, je parlais avec passion des symphonies de Bruckner ou Mahler – que je connaissais déjà très bien ! Bien sûr, nous parlions des œuvres habituelles du répertoire, de Brahms ou de Beethoven, mais à chaque fois je revenais sur la Quatrième de Mahler, ou la Troisième de Bruckner. Avec ces goûts « bizarres », j’étais perçu comme un extraterrestre.


Quelles furent vos premières émotions musicales ?

Enfant, je me rappelle avoir assisté à toutes les représentations de La Cenerentola de Rossini, du haut de balcon de La Scala, avec Claudio Abbado dans la fosse et Lucia Valentini-Terrani dans le rôle-titre. La mise en scène était de Jean-Pierre Ponnelle. Je ne me souviens pas du spectacle, mais tous les soirs, je scrutais le chef avec émotion. Un mois plus tard, il y eut un concert avec l’Orchestre de la radio de Milan, au conservatoire. Je me souviens notamment du Concerto pour violon de Sibelius sous la baguette de Nino Sanzogno. Le déclic s’est produit juste après ce concert. J’avais 13 ans et je voulais devenir chef d’orchestre. Au conservatoire, il fallait d’abord passer par la composition – ce que j’ai fait –, le piano (huit ans), le violon – pour mon plaisir –, et cela, pendant dix ans. Mon premier concert public s’est tenu le 3 mai 1980, au conservatoire, avec un orchestre d’amis réunis pour l’occasion, dont plusieurs étaient déjà instrumentistes à La Scala. D’ailleurs j’ai encore l’enregistrement chez moi, sur minicassette. Je me rappelle qu’au dernier moment, le concert s’est déroulé sans contrebasse ; impossible d’en trouver une !

Milan n’est-elle pas l’une des villes italiennes les plus dynamiques ?

Absolument : si vous avez du talent, tout le monde – votre entourage et l’institution – se mobilisent pour vous permettre de vous développer. Au conservatoire, c’est mon maître, extraordinaire, qui m’a aidé. Il a immédiatement repéré que les gestes, que je faisais avec les bras, me venaient naturellement. Aussi n’ai-je pas eu à apprendre la direction d’orchestre. Tout est venu de la pratique face aux musiciens. Bien sûr, après ce premier concert, je n’ai plus cessé de diriger, jusqu’à l’âge de 20 ou 22 ans. Ensuite, j’ai cherché à entrer dans la classe de direction au conservatoire. Et c’est là que j’ai dû passer par la composition, pendant sept ans, avant de suivre, pendant les trois dernières années, les cours théorique de direction d’orchestre. C’est là que le professeur m’a dit que je n’avais aucunement besoin de suivre ces leçons.


La direction d’orchestre ne s’enseignerait pas ?

Répétition après répétition, concert après concert, c’est ainsi, en faisant des fautes, que j’ai appris à diriger, à corriger mes erreurs et à obtenir un son d’orchestre homogène. À ce moment-là, la vie d’étudiant était passionnante. Au conservatoire, nous étions investis d’un fort sentiment de professionnalisme. Nous avions conscience que de nouvelles perspectives s’ouvraient à nous. Encore aujourd’hui, en Italie, le seul endroit où il se passe quelque chose en musique, c’est dans les conservatoires ! J’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Ce sont elles qui m’ont encouragé dans cette voie. Mais, c’est vrai, je n’ai pas eu de maître, ni de musicien célèbre qui m’aurait pris sous son aile. À partir de 26 ans, j’ai enseigné à mon tour la direction. J’ai compris qu’un chef qui débutait avait besoin d’obstacles à surmonter. Si, dans mon cas, il n’y a pas eu de conception théorique préalable, c’est en revanche en enseignant que j’ai beaucoup appris sur moi-même. C’est là que j’ai trouvé des réponses à ce que je faisais intuitivement.


Avez-vous néanmoins eu des modèles ?

Je n’ai pas eu le bonheur de connaître personnellement Bruno Maderna, à la fois compositeur et chef, car j’étais trop jeune. J’ai eu la chance de fréquenter Giuseppe Sinopoli, surtout les dernières années de sa vie [ndlr. : né en 1946 à Venise, ce chef est mort prématurément, à l’âge de 55 ans]. Lui aussi pratiquait à la fois la composition et la direction. Nous entretenions une excellente relation. À Milan, à partir du milieu des années 1970, jusque dans les années 1980, il ne s’est pas déroulé une seule semaine sans que je puisse voir et entendre Claudio Abbado, Carlos Kleiber, Carlo Maria Giulini, Zubin Mehta, Lorin Maazel... Les saisons de la Scala étaient formidables, avec des chanteurs extraordinaires : Plácido Domingo, José Carreras, Mirella Freni, Nicolaï Ghiaurov, Piero Cappuccilli... Chaque soir, après le conservatoire, je me rendais à La Scala, où je connaissais tout le personnel. J’entrais gratuitement... (chut !). J’avais le besoin impérieux de « consommer » de la musique, et à tous les niveaux. J’ai fait la connaissance du maestro Abbado. Je dois confier qu’aujourd’hui nous avons de meilleures relations qu’à l’époque de La Scala... En fait, je suis proche, sentimentalement, de l’Orchestre de la radio italienne, celui de Milan, qui n’existe malheureusement plus aujourd’hui pour de scandaleuses raisons politiques italiennes.


Avant d’assurer la direction de l’Orchestre national, vous avez donné, avec celui-ci, la Symphonie n° 4 de Mahler, en décembre 2006, puis sa n° 6 un an plus tard...

Oui, et c’est pourquoi lors de cette saison 2008-2009, je me suis abstenu de programmer ses œuvres. En revanche, d’ici deux à trois ans, j’ai l’idée d’organiser un festival Mahler qui se déroulera, non pas sur une seule saison – c’est très lourd pour un orchestre et ça ne se justifie pas –, mais sur trois saisons. Ainsi, nous pourrions mieux détacher les trois moments essentiels de la production du compositeur. La première partie irait jusqu’à la Symphonie n° 4 : y dominerait le cycle Des Knaben Wunderhorn.Une deuxième introduirait cette époque où Mahler dirige l’Opéra de Vienne tout en accumulant de grandes souffrances dans sa vie personnelle ; il compose alors les Symphonies n° 5, 6, 7et 8. Puis, on présenterait la troisième et dernière partie : la fin de sa vie, avec Le Chant de la Terre, les Symphonies n° 9 et 10, dans sa version complétée par Derick Cooke. Rien n’est encore fixé, mais nous ouvrirons chaque série avec une ou deux journées de symposium ; Henry-Louis de La Grange, biographe de Mahler, m’a déjà donné son accord, ainsi que d’autres spécialistes, et la radio devrait enregistrer et diffuser ces conférences et débats.


Quelles orientations avez-vous prises pour l’Orchestre national de France (ONF) ?

Je dois d’abord préciser que je dirige avec autant de plaisir le répertoire lyrique et symphonique. Je ne me compare pas à mes prédécesseurs Toscanini ou de Sabata, mais je me situe néanmoins dans cette tradition des chefs italiens qui aiment diriger... tout. Treize ans après le Royal Philharmonic de Londres et sept ans avec l’Orchestre de Santa Cecilia, je me réjouis du changement avec l’Orchestre national, et c’est avant tout, pour les programmes, un travail d’équipe, en particulier avec Didier de Cottignies [ndlr. : délégué général de l’ONF.]. Mon goût personnel m’incline naturellement vers le répertoire Mitteleuropa, mais je dois désormais m’ouvrir aux répertoires français, russes, etc. Cette saison-ci, je dirigerai La Mer, Les Nocturnes et Le Martyre de saint Sébastiende Debussy. Je confesse que j’ai découvert sa musique récemment, mais depuis que je la joue, j’en suis littéralement tombé amoureux. Sans renier ma réflexion sur le compositeur, je suis ravi de l’interpréter à la tête de l’Orchestre national, en particulier avec le coloris spécifique des bois – j’ai cette même impression lorsque nous jouons Le Sacre du printemps. Durant les cinq premières années à la tête de l’Orchestre, il ne s’agit pas de programmer systématiquement Mozart, Beethoven ou Schubert, mais, sur le plan de la discipline, jouer ces compositeurs apporte une certaine cohésion. Dans le panorama international, il est primordial de ne pas être catalogué : nous devons jouer La Mer, la Pastorale et Le Sacre.Il ne s’agit pas de tirer l’Orchestre vers une globalisation du son symphonique, mais de l’ouvrir à un répertoire plus large et diversifié. Je m’investis à fond dans chaque concert. Bien sûr, il existe un fil rouge, mais c’est secondaire, conceptuel – le public, dans sa majorité, ne s’en soucie guère. Je crois profondément à la valeur de l’événement, à l’émotion unique qui s’en dégage.

Daniele
Gatti _________________________________________________________
1961
Naissance à Milan, le 6 novembre
1988
Premier concert comme chef d’orchestre à la Scala de Milan
1992
Chef principal de l’Orchestre de l’Académie nationale de Sainte-Cécile, à Rome
1996
Directeur musical de l’Orchestre philharmonique royal de Londres
1997
Directeur musical du Teatro communale de Bologne
2008
Premier concert comme nouveau directeur de l’Orchestre national de France

Gatti et
le National à Paris ______________________________________
18/09, TCE :
Debussy, Prélude à l’après-midi d’un faune, La Mer. Messiaen, Un Sourire. Stravinsky, Le Sacre du printemps
15/10, TCE :
Brahms, Variations sur un thème de Haydn, Symphonie n° 1. Bartók, Concerto pour piano n° 1, avec J.-E. Bavouzet
23/10, TCE :
Brahms, Ouverture pour une fête académique, Symphonie n° 2. Bartók, Concerto pour piano n° 2 avec D. Ranki. Le cycle Brahms se poursuit les 18/12, 12/03, 16 et 23/04

Sur
France 3 _______________________________________________
Le concert du 18 septembre sera retransmis en direct sur France3.fr, et les coulisses de cette soirée vous seront dévoilées le lendemain à 0h20, sur France 3, avec un reportage sur Daniele Gatti et un entretien réalisé par Alain Duault.

Rappels
discographiques _______________________________________
À la tête du Royal Philharmonic, Daniele Gatti a enregistré les Symphonies n° 4, 5 et 6 de Tchaïkovski (Harmonia Mundi), les Symphonies n° 4 et 5 de Mahler, le Concerto pour orchestre et Divertimento de Bartók, Trilogie romaine (Fêtes, Pins et Fontaines) de Respighi pour Conifer/Sony-BMG, Armide de Rossini, avec Renée Fleming et le Teatro Comunale de Bologne, pour Sony.
En DVD, signalons un Simon Boccanegra enregistré à l’Opéra de Vienne (TDK/Intégral), et un Moïse et Aaron de Schoenberg (Arthaus/Intégral).